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 i remember mama said (godric)

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AuteurMessage
Bram Selden

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Messages : 105
Date d'inscription : 29/11/2009

MessageSujet: i remember mama said (godric)   Jeu 24 Déc - 2:45

    « - Bram, t’es folle ?
    - Hum hum...
    - On peut savoir quel mec tu as l’intention de draguer ? »

    Alors, elle était si prévisible. Si pour la première fois de sa vie, elle empruntait un short et des talons hauts, c’était bien pour séduire, et apparemment, les filles de son dortoir l’avaient remarqué au premier coup d’œil. Pour la discrétion, elle repasserait. Elle ne répondit pas : ces gamines écervelées ne méritaient pas qu’on leur parla. Ni du beau temps, ni du mec qui allait avoir la chance de sa taper Bram Selden. A la place, elle parcouru vaguement la pièce, perchée sur ses talons, regardant ses pieds avec hésitations. Ils seraient rouges dans quelques minutes, et elle avait intérêt à faire vite. Sans tomber, de préférence. Un rapide coup d’œil au seul miroir de la pièce et elle était partie, marchant avec assurance, le menton levé, ses cheveux longs lâchés sur ses épaules. L’intéressé allait baver, à coup sûr. Ou alors il n’en ferait rien, refuserait catégoriquement toute avance, comme à son habitude. La taquinerait d’abord sur sa tenue, qu’elle avait dû troquer contre un vieux livre sur les vampires, et sur ses pieds, qui devaient lui faire atrocement mal. Il verrait trop bien son jeu, la prendrait dans ses bras, pour ne pas avoir à lui répéter que la prostitution, c’est mal. Ca déprave les mœurs, dérègle les jeunes, et les conduit à la précarité et au chômage.

    Ce discours était prévisible, mais il n’empêcha pas Bram de sortir de sa chambre, et de marcher à vive allure vers le dortoir des garçons. Des hommes, plutôt, on sait trop bien combien ils tiennent à leur virilité. Elle monta les escaliers, les pieds rivés sur ses chaussures, avant de lever les yeux, dans le couloir qui menait aux dortoirs. Les jeunes hommes s’y prélassaient, attendant qu’on les divertisse, que quelque chose arrive et les sorte de leur ennui mortel. On attendait qu’un adolescent revienne à sa chambre, main dans la main avec une fille de sa classe, un sourire fier aux lèvres, et qu’on puisse dire alors « TOI, tu vas pé-cho ce soir ! » La présence de Bram, ainsi vêtue, ne les décevit pas. Parce que rarement, elle n’était venue dans ce couloir, et jamais, on ne l’y avait vue si peu couverte. Elle garda son air dédaigneux, levant le menton et regardant devant elle. Elle baissa un instant les yeux, souriant de sa réussite, assurée de l’effet qu’elle aurait sur son tendre Welsh. Les boutonneux postés devant sa chambre semblèrent ébahis, envieux, et lui cédèrent timidement le passage. Ils fermèrent la porte derrière elle, on sait combien l’intimité est chère aux pensionnaires – quand ils peuvent en avoir. Bram s’avança vers le lit de Welsh d’un pas décidé, l’air de rien, regardant devant elle, comme indifférente. Il fit de même, allongé vers son lit, levant vaguement les yeux vers elle, et se replongeant aussitôt dans sa lecture. Le bruit des talons sur le sol attira peut être son attention, mais il ne s’y attarda pas. Il l’avait surement prévu.
    Bram arriva au niveau de son lit, ne renonçant pas à son objectif. Il avait beau n’avoir pas quitté son magazine des yeux, elle ne se découragea pas, s’approcha de lui, pour le lui prendre des mains et le lancer sur un lit voisin, où il n’aurait pas idée d’aller le récupérer. Elle s’assit près de Welsh, le dos contre la tête de lit. Le lit était étroit, et ne suffirait pas à deux personnes. Bram ne tarda pas à passer ses bras autour du cou de Godric, basculant ses jambes par-dessus celles du jeune homme. Ses pieds ne touchaient plus le sol, ne s’appuyaient à rien et elle soufflait enfin, dans les bras de Welsh, qu’elle désirait ouvertement. Il le savait, car elle n’avait pas fini de le supplier, de le harceler, pour qu’il daigne coucher avec elle. Il refusait à chaque fois, et c’était la raison de son obstination. Elle y mettait tous les moyens possibles et imaginables, décidée à conquérir le jeune homme.

    Cette fois, elle approchait son visage de celui de Welsh, prête à l’embrasser.
    « Bon, tu dis oui, cette fois. J’ai pas mis de culotte. »
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